L'entourage du couple

couple et entourage
Les couples et leurs belles-familles : quelques règles à s’imposer
1. Fixer les limites. Il revient à chacun des conjoints de poser des limites à sa propre famille sur son foyer, non pas forcément pour contenter son épouse ou son époux, mais parce que cela y va de sa capacité à s’affirmer socialement, c’est-à-dire sa maturité. Nos parents, nos sœurs ou nos frères ne peuvent tout dire ou tout faire à notre conjoint, en particulier à l’intérieur même de son foyer. Il revient à chacun de le leur rappeler, respectueusement, mais fermement. Si nos familles gèrent nos foyers posons-nous la question du sens que nous donnons au mariage et celle de notre maturité. Sommes-nous adultes ? Les décisions du foyer, même si elles n'écartent pas totalement les conseils de la famille, doivent rester souveraines et se prendre sur la base d'un dialogue entre les époux, à deux : le ménage, les enfants, etc. Si nous ne nous détachons pas du foyer de nos parents alors nous pouvons être mariés, mais sans foyer, sa famille !
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Le couple et son entourage

126263573 1072400323198091 1356910703441350173 n1. L’entourage, ce sont les amis qui veulent avoir leur mot à dire dans notre relation, et vers qui nous nous tournons souvent pour des conseils. Nous avons insisté sur l’intimité du couple ; il faut une certaine réserve quant à exposer la vie de son couple, c’est-à-dire aussi celle de son conjoint, que ce soit dans sa familles chez ses amis et collègues. Tout ne doit pas se retrouver « dehors » ! Les couples devraient, dès leurs fiançailles, s’exercer à résoudre eux-mêmes leurs incompréhensions ; c’est cela en réalité le sens de leur préparation au mariage. La maturité d’un couple se voit dans la capacité des époux à trouver eux-mêmes des solutions à leurs problèmes en recherchant des compromis. Cependant, si le blocage perdure, ou bien dans des situations graves comme la violence, l’on peut consulter une personne idoine, par exemple les témoins du mariage (il faudrait par conséquent choisir des personnes avisées qui peuvent vous accompagner de manière constructive). N’allons pas nécessairement vers des personnes qui vont nous conforter dans nos points de vue, mais celles qui peuvent être honnêtes, véridiques envers nous.

2.1 L’entourage, ce sont aussi souvent les relations sentimentales que l’on continue de fréquenter alors que l’on s’engage pour le mariage avec quelqu’un d’autre (on met dans ce registre des relations qui pour nous sont amicales, mais où l’ami (e) déclare éprouver un sentiment amoureux pour vous). Il n’y a pas d’autre attitude raisonnable que celle de mettre fin à de telles ambiguïtés. Le mariage est un choix, et donc une série de ruptures avec un état antérieur afin d’honorer le devoir de fidélité auquel l’on s’engage.

2.2 Les choses se compliquent lorsqu’un enfant est issu de ces relations précédentes. Que faire dans ce cas ? L’enfant ne devrait pas être otage de nos égos, car parfois on veut l’utiliser pour maintenir le lien avec « son ex », ou alors on veut se satisfaire émotionnellement de la présence de l’enfant (ce qui n’est pas forcément l’intérêt de ce dernier). Seul l’intérêt de cet enfant doit primer. Or un enfant a besoin d’un environnement éducatif stable. Il ne devrait pas être tiraillé entre plusieurs figures paternelles et maternelles, car pour cet enfant il y aurait un risque évident de conflit de valeurs éducatives qui peut perturber son développement. Il s’impose donc la nécessité de le fixer dans un foyer précis, quitte à le couper de son autre parent biologique pendant la période que les psychologues considèrent comme délicate au plan éducatif et affectif (3-11 ans). Il revient ensuite au conjoint qui l’accueille sans être son géniteur de l’intégrer et de construire avec lui un véritable lien affectif. Il devrait prolonger son amour pour son conjoint vers l’enfant que ce dernier a eu avant le mariage.

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