Qu’avons-nous fait de nos enfants ?

164871768 10225105358004806 7966922261823710957 nDepuis plusieurs semaines défilent des scènes de débauche sexuelle impliquant des élèves, souvent sous l’emprise de la drogue. Ces images heurtent. Elles sont symptomatiques d’un délitement éthique de plus en plus profond qui n’est pas sans conséquences durables sur notre société. Au-delà de l’indignation, il faudrait pouvoir s’accorder sur le diagnostic. La plupart des regards semblent se tournent vers l’école. S’il est une donnée factuelle qui montre la réduction des causes de la crise actuelle à l’école, c’est bien le fait que depuis le début de cette vague de dépravation morale, seule la ministre des Enseignements secondaires s’est exprimée publiquement, alors que l’on reste désespérément dans l’attente de la réaction du ministère de la Famille. Cette mise à l’index de l’école n’éclipse-t-elle pas la racine du problème, la famille ?

Éduquer, un devoir de parents

L’école a pour fonction première d’instruire (étudier, Schola), de transmettre un corpus de connaissances qui, in fine, conduiront à des habilités pratiques permettant d’exercer un métier. Un professeur de mathématiques entre dans une salle de classe avant tout pour enseigner les maths. Ce n’est que récemment que la fonction d’éducation de l’école a pris de l’importance au détriment de la famille. Si les transformations sociales liées à la fin des sociétés agraires et le début de l’industrialisation ont été le facteur initial de cette évolution, il s’y est greffé des motivations idéologiques : dans le contexte d’affrontement idéologique de l’après-guerre, mais aussi de sécularisation, l’état a voulu prendre le contrôle de l’école, non plus seulement pour instruire, mais pour préparer les individus à un modèle philosophique et politique prédéterminé.

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